21/02/2012

Mary Jirmanus, participante du Talent Campus de la Berlinale 2012

« Nous devons mieux comprendre le passé afin de réaliser des changements aujourd'hui »

Activités des Contracts de Subvention, Liban

La cinéaste libanaise Mary Jirmanus a pris part la semaine dernière à la dixième édition du Talent Campus de la Berlinale, une académie dédiée à la création et une plateforme de networking pour 350 cinéastes prometteurs en provenance du monde entier.

Avant sa venue à Berlin, Jirmanus a travaillé sur plusieurs productions, notamment pour le "Mexico Program" de la Harvard Kennedy School of Government, pour le Musée des enfants de Boston et pour la Coordinadora Nacional Campesina, un syndicat national d'agriculteurs en Équateur. Elle a également produit "Via Comunidad", un programme de télévision à diffusion hebdomadaire dans le Nord de l'Equateur et mettant l'accent sur les droits agraires, l'éducation, les organismes communautaires et la culture. L'Université de Harvard, où elle a obtenu sa licence sciences sociales, l'a par ailleurs honoré en 2006 en lui octroyant une bourse pour étendre ses recherches dans le domaine des Droits de l'Homme.

Mary Jirmanus s'intéresse en particulier aux mouvements sociaux se déroulant au Moyen-Orient et en Amérique latine ainsi qu'aux collaborations transrégionales, développant une analyse critique de la tension entre la rhétorique démocratique et sa mise en pratique dans les visions des peuples pour se diriger vers un monde meilleur.

« Je m'intéresse à la nostalgie, à la mémoire historique et au mythe, mais aussi aux rêves de révolution et de transformation sociale », peut-on lire sur sa page de profil du Talent Campus de la Berlinale.

La cinéaste libanaise prépare actuellement un documentaire portant sur les mouvements sociaux des agriculteurs ayant marqué le Liban au cours des années 1960 et 1970.

Ce projet de film, qui traite de mémoire historique pour essayer de comprendre comment celle-ci se rapporte à la situation actuelle du Liban, a été sélectionné par DOCmed, un projet du Programme Euromed Audiovisuel. Elle participera donc dans le courant du mois de mars à un atelier de ce projet à Tunis.

« En comparaison avec l'industrie cinématographique américaine, il y a une [meilleure] compréhension au Liban, où ce genre d'initiatives [comme DOCmed] sont mises à disposition pour soutenir des projets qui ne seraient pas financés aux États-Unis, » explique-t-elle.

partagez cet article par email imprimer cette page