11/06/2013

Films arabes et européens récompensés à Ismaïlia

A World Not Ours de Mehdi Fleifel gagne le prix du meilleur documentaire au festival égyptien

Égypte, Evènements et festivals

Films arabes et européens récompensés à Ismaïlia

Le Festival International du Film d’Ismailia en Egypte toucha à sa fin ce dimanche et ce, malgré une coupure de courant, récompensant au passage des cinéastes arabes et européens pour leurs documentaires et courts-métrages.

Le prix du meilleur documentaire long métrage est allé au cinéaste palestino- danois Mehdi Fleifel pour A World Not Ours, un film qui traite de son enfance dans le camp de réfugiés palestiniens de Ain al Hilweh au Liban. C'est le quatrième prix qui récompense ce film rien que pour ce mois-ci, après deux prix au Festival du film documentaire Millenium de Bruxelles et une mention spéciale au Festival du Film de Cracovie.

Dans la compétition documentaire court métrage, c'est la jeune cinéaste égyptienne Alia Ayman qui a remporté le Prix du Jury pour Catharsis: A Self-Portrait, une réflexion honnête sur les sexes, l'impérialisme culturel, et les tabous de la société égyptienne à laquelle elle appartient. Le film a précédemment été récompensé au Centre Culturel Français du Caire en avril.

Animateur égyptien et jeune père, Mokhtar Talaat a reçu une mention spéciale pour son court-métrage d'animation Two, l'histoire attachante d'un père et sa fille.

Les films européens ont également été récompensés lors de l'événement. Alors que le Prix du Jury dans la compétition documentaire long métrage, est allé à la coproduction italo-espagnole Lion Souls, réalisé par Manu Gerosa et Salva Muñoz, deux films polonais ont décroché les premiers prix dans la section des courts-métrages d'animation : Toto, le conte à l'atmosphère d'aquarelle de Zbigniew Czapla, et Danse Macabrele court-métrage en noir et blanc de Malgorzata Rzanek. Le cinéaste roumain Liova Jedlicki a, quant à lui, remporte le prix du meilleur court-métrage narratif avec Solitudes, dans lequel la police française interroge une prostituée roumaine qui ne parle pas français via son interprète.

L'édition du festival de cette année, dirigé pour la première fois par le producteur Mohamed Hefzy (Film Clinic), a également achevé son premier forum de la coproduction documentaire, où réalisateurs et producteurs ayant des projets, se sont réunis avec des coproducteurs potentiels et ont concouru pour trois prix. Plusieurs sessions de montage en tête à tête pour des projets de films ont également eu lieu en collaboration avec le Screen Institute de Beirut.

Le festival a également été très musical. Alors que les groupes égyptiens Oka et Ortega - qui a joué dans le documentaire long métrage Electro Shaabi du cinéaste français Hind Meddeb - et Massar Egbari ont chanté le jeudi et le vendredi,  samedi ce sont  des chants repris en chœur, de façon impromptue  à la lumière des téléphones portables, qui ont constitué  le principal événement musical à l'intérieur du cinéma Renaissance , après qu'une coupure de courant a interrompu deux films au milieu de la projection.

Il y a eu aussi beaucoup de musique à l'écran notamment dans El Gusto du réalisateur algérien Safinez Busbia et dans Searching for Sugarman du réalisateur algéro-suédois Malik Bendjelloul, dans un aperçu du rockumentary Les Petits Chats du cinéaste égyptien Sherif Nakhla (Middlewest Films), et dans deux épisodes d'une série sur les bandes arabes résistantes, Sing Freedom (Zad, qui a également Winter of Discontent).

Alice Hackman

Photo: Dessin animé Two de Mokhtar Talaat

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