15/03/2012

Une Berlinale réussie pour Euromed Audiovisuel

Evènements et festivals

Une Berlinale réussie pour Euromed Audiovisuel

Avec une membre du jury libanaise, des projections spéciales et des débats sur le Printemps Arabe, un Berlin Today Award pour un jeune cinéaste israélien, un focus sur l'art vidéo libanais et 23 jeunes cinéastes Sud-méditerranéens participant au Talent Campus, cette dernière Berlinale avait un doux parfum de Méditerranée du Sud.

Euromed Audiovisuel était de la partie et ne cache pas sa fierté.

Le programme de l'Union européenne pour le secteur audiovisuel dans le Sud de la Méditerranée a notamment soutenu et invité les orateurs aux panels de discussion « Focus Syrie », « Filmer la Révolution » et « Changer les perspectives » sur le monde arabe et sa définition de son futur.

Les cinéastes de la Méditerranée du Sud soutenus par Euromed Audiovisuel, notamment à travers le projet Greenhouse de développement de documentaires, faisaient ainsi partie des professionnels issus de 130 pays  différents  et venus  à Berlin pour le festival. Parmi eux, notons  le participant de Greenhouse Rafael Balulu et la remise du Berlin Today Award à son court métrage Batman at the Checkpoint, ainsi que participation de Yonatan Nira, également passé par Greenhouse et qui a pris part à l’édition 2012 des Cinema for Peace Awards avec Dolphin Boy, un documentaire coréalisé avec Dani Menkin et relatant le parcours d'un adolescent traumatisé guérissant grâce au contact des dauphins.

Des distributeurs arabes ont aussi participé au Festival et l’ont beaucoup apprécié après avoir compris son fonctionnement.

Le World Cinema Fund Day portait également les couleurs d’Euromed Audiovisuel, qui y a invité la réalisatrice et productrice syrienne Hala al-Abdallah, le journaliste syrien Mohamed Ali Attassi, la réalisatrice tunisienne Nadia el-Fani et le poète marocain Tahar Ben Jelloun. Au cours de l'une des discussions, ce dernier a affirmé son optimisme quant à une démocratie durable dans la région arabe et a déclaré que les partis islamistes seraient tôt ou tard balayés en raison de leur incompétence.

« L’islamisme veut régenter notre vie de tous les jours, les islamistes nous disent comment manger, boire ou faire l’amour, c’est un concept insoutenable pour les populations égyptienne et tunisienne » a-t-il dit.

Dans une interview à Euromed Audiovisuel, Dieter Kosslick, le directeur du Festival du Film de Berlin, a lui aussi fait part de son optimisme quant au rôle que l'art et le cinéma en particulier – et non pas la religion – ont joué dans le changement. Il a par ailleurs remarqué qu'il était clair, au vu de la sélection des films sur le Printemps arabe du festival, que les jeunes munis d’une éducation artistique et se dédiant aux arts avaient constitué la force motrice de ce changement.

Ce fut au final une bonne année pour le monde arabe à la Berlinale, plusieurs films recevant d'excellentes critiques dans la presse.

Pour tout cela et plus encore, rendez-vous sur le site Euromed Audiovisuel ou suivez les liens suivants.

 

 

 

 

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