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17/04/2012

La distribution dans la région méditerranéenne au centre des discussions d’une assemblée du cinéma en Mer Morte

Les participants à l'assemblée du cinéma de Med Film Factory en mer Morte ont discuté des solutions pour améliorer la distribution des films dans la région méditerranéenne

Activités des Contracts de Subvention, Jordanie

La distribution dans la région méditerranéenne au centre des discussions d’une assemblée du cinéma en Mer Morte

Des professionnels de l'audiovisuel, des distributeurs, des exploitants et des producteurs ont discuté de la distribution de films dans la région méditerranéenne lors de l'assemblée du cinéma Med Film Factory en Mer Morte ce week-end , en se concentrant particulièrement sur la Jordanie où la situation est particulièrement problématique.

« Il y a plusieurs problèmes en Jordanie en ce qui concerne la distribution », a expliqué le consultant en médias Yusuf Mansur. « L'absence de salles de cinéma est l’un d’entre eux. Les quelques salles de Jordanie sont situées à Amman et il n'y a pas de salles dans les autres villes jordaniennes où vit pourtant 70% de la population. Le gouvernement devrait agir pour aider le secteur privé à construire et exploiter des cinémas indépendants. »

« L'autre problème est le prix d'un billet. En Jordanie, un billet coûte 7€, le même prix qu'en Europe, mais le revenu moyen par personne est douze fois moins élevé qu'en Europe. »

« Le troisième problème est le piratage. Les pirates ont constitué un système de distribution très bien organisé. Nous devrions trouver un moyen de légaliser ce réseau et ainsi d’augmenter les recettes pour les producteurs et les auteurs. »

« Pour moi, les magasins pirates doivent être fermés », a ajouté l’exposant jordanien Bassam Hijjawi. « Nous avons investi des millions de dollars dans la mise en place en 2005 du premier magasin de CD dans un grand centre commercial d’Amman. Nous avons dû fermer quatre ans plus tard à cause du piratage. S'il y avait un moyen de légaliser le travail des pirates, cela permettrait de résoudre une grande partie de ce problème. En tant qu’exposants, nous avons besoin de montrer des films que les gens veulent voir. »

« Les gouvernements devraient aider les exploitants et les distributeurs, que ce soit grâce à un soutien financier ou en imposant un quota pour les films locaux », a-t-il conclu.

Hermeling Pim, directeur général de Wild Bunch, a répondu:

« Comme agent de vente, je ne vais pas mettre de l'argent dans un film qui ne fera pas un retour sur investissement. Mais cela ne signifie pas que mon entreprise investit uniquement dans des films commerciaux. De nombreux films d'auteurs ont trouvé un public, ont remporté des dizaines de prix dans les festivals, ont eu un très bon cycle de vie. »

« En tant que scénariste et auteur, je ne vais pas écrire un script pour plaire au public, je vais rédiger ce qui me semble bon », a ajouté la productrice libanaise Katia Jorjoura.

Dans les années soixante, il existait un public pour les films jordaniens a rappelé aux participants la consultante en audiovisuel Hala Zureiqat.

« Le manque actuel de culture cinématographique est très problématique », regrette-t-elle. « Les autorités doivent investir dans l'éducation et créer un public dès l'enfance. »

Les participants ont également discuté d’autres moyens de distribution, qui pourraient être développés dans la région. Un bon exemple a été présenté par le participant Jordanien Tareq Abu-Lughod, qui a créé une plate-forme de vidéo à la demande permettant de distribuer des créations arabes originales.

« Le modèle économique est basé sur Hulu, le contenu est présenté gratuitement grâce à la publicité », a-t-il expliqué. «Nous espérons mettre au point un modèle d'abonnement, mais dans le cas de la Jordanie les gens ne sont pas prêts à payer pour regarder des films en ligne. C'est pourtant la solution de l'avenir. »

Sami Nazer a pour sa part créé une bibliothèque avec une collection de films classiques.

« Nous louons les films, et ça marche », a-t-il noté. «Les gens veulent de la qualité et du Blu-Ray pour les regarder sur écran géant. Les pirates ne sont pas en mesure d'offrir la même qualité que la nôtre. »

« Nous devons lutter contre les pirates, que ce soit en travaillant sur la qualité ou en proposant un bon contenu», a-t-il conclu.

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