12/12/2013

Cherien Dabis fera ses débuts en arabe avec Mother-in-La

La réalisatrice américano-palestinienne adaptera prochainement Sharon And My Mother-in-Law

Industrie, Palestine

Cherien Dabis fera ses débuts en arabe avec Mother-in-La

La réalisatrice palestino-américaine Cherien Dabis adaptera prochainement Sharon And My Mother-in-Law de Suad Amiry, un récit humoristique de la vie à Ramallah au cours de la deuxième Intifada, rapporte Screendaily. Ce sera son premier long-métrage en Cisjordanie et en arabe.

« C'est un livre basé sur les emails qu'elle envoyait à ses amis sur les absurdités de la vie sous l'occupation », a déclaré la cinéaste, qui est actuellement en compétition pour le Muhr arabe du Festival International du Film de Dubai avec le long-métrage jordano-américain May In The Summer.

Le livre s’étale sur une période de sept ans, mais Dabis se concentrera sur une dizaine de jours lorsque Ramallah était sous un couvre-feu strict lors de l’occupation israélienne de la ville en 2002.

« Pendant ce temps, le personnage principal est coincé dans sa maison avec sa belle-mère. C'est un regard très drôle sur le dysfonctionnement familial dans les conditions extrêmes de l'occupation. Cet écrivain est très, très drôle », a déclaré Dabis.

« C'est une grande histoire, et l’une des choses que j'aime faire dans mon travail est de marcher sur cette ligne entre le drame et la comédie, lorsqu’il s'agit d'un drame mais qui contient beaucoup d'humour, parce que je pense que l'humour est très important pour la survie du peuple palestinien ».

La cinéaste développe cette comédie dramatique à travers sa société de production Displaced Pitures, aux côtés de Nadia Saah de FairPlay Media. Cherien Dabis espère terminer le projet d’ici deux ans.

Son premier film, Amreeka, portait sur une femme palestinienne confrontée à la vie à Chicago. May In The Summer, dont la première a eu lieu à Sundance plus tôt cette année, suit un écrivain prospère à New York qui arrive en Jordanie pour un mariage de conte de fées avec son petit ami arabo-américain.

Dabis développe également un deuxième projet sur un homme de Cisjordanie ayant une vingtaine d’années qui devient tout à coup le seul soutien de sa famille pour sa mère malade et ses sept frères et sœurs, lorsque son père est tué. Il n’arrive pas à joindre les deux bouts avec son travail dans un marché de fruits et légumes, et est obligé d'entrer illégalement en Israël à la recherche de travail.

« Je pense que l’humour sera toujours présent dans mes films, mais celui-ci est principalement un drame », a déclaré Dabis.

 

Source : Screendaily

Photo : The National

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