27/05/2014

Euromed Audiovisuel publie le premier rapport exhaustif sur l’audiovisuel et le cinéma en Algérie

Le rapport est la sixième monographie réalisée dans le cadre du projet de collecte de données sur le secteur audiovisuel et cinématographique

Activités du programme, Actualités d’Euromed Audiovisuel, Algérie

Euromed Audiovisuel publie le premier rapport exhaustif sur l’audiovisuel et le cinéma en Algérie

Le programme Euromed Audiovisuel III de l’Union européenne et l’Observatoire européen de l’audiovisuel publient un rapport sur l’audiovisuel et le cinéma en Algérie.

Après cinq rapports sur l’Égypte, le Maroc, le Liban, la Jordanie, et la Palestine, ce rapport est le sixième d’une série de monographies réalisées dans le cadre du projet de collecte de données sur le secteur audiovisuel et cinématographique dans les neuf pays partenaires du programme.

Avec l’éclosion des chaînes satellites favorisant une marge importante de la liberté d’expression et les films subventionnés par l’État et primés dans les festivals régionaux et internationaux, l’Algérie connaît un développement significatif de son secteur audiovisuel :

  • 36 chaînes y compris les chaînes publiques orchestrent le paysage télévisuel algérien ;
  • Plus de 170 films (longs-métrages, documentaires et courts-métrages) financés par le FDATIC et l’AARC ont été produits entre 2007 et 2013 ;
  • 75% des films algériens sont coproduits avec l’Europe, 11% avec l’Afrique et 9% avec l’Asie.

Depuis la promulgation de la loi organique n°12-05 du 12 janvier 2012 relative à l'information, l’espace télévisuel algérien connaît d’importants changements. En mars 2013, on compte 31 chaînes satellites privées de genres divers (généralistes, chaînes d’informations et politiques). Malgré leur statut de sociétés de droit étranger, les chaînes privées tentent de promouvoir un espace audiovisuel répondant aux attentes des téléspectateurs algériens. La loi n˚14-04 du 24 février 2014 relative à l’activité audiovisuelle ambitionne de régulariser le champ audiovisuel et de permettre, pour la première fois, la création de chaînes de télévision privées sur le sol algérien.

La production cinématographique en Algérie, ses réalités et ses horizons est analysée à la lumière de l’infrastructure publique existante et des initiatives individuelles et collectives de valeur visant à promouvoir le cinéma algérien. L'intérêt que l'État porte aux activités cinématographiques se manifeste à travers un budget annuel de 200 millions DZD (1.8 M euros) alloué à la production; des mesures et un plan-programme ambitieux mis en exécution par le ministère de la Culture afin de promouvoir la production nationale, réhabiliter le parc des salles de cinéma et pallier aux défaillances des maillons de la distribution et de l’exploitation.

L’apport financier de l’État, par le biais du Fonds de développement des arts, des techniques et de l’industrie cinématographique (FDATIC) et via l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC), joue un rôle primordial dans la promotion de la production nationale. Entre 2007 et 2013, le FDATIC a subventionné 98 films (longs-métrages, documentaires et courts-métrages). Au milieu de l’année 2013, l’AARC avait déjà soutenu un total de 78 films dont 42 longs-métrages, 6 courts-métrages et 30 documentaires. 

PR-Euromed-Algeria-Graph1_fr

Selon la base de données LUMIERE de l’Observatoire européen de l’audiovisuel, 41 films algériens ont été distribués en Europe, entre 1996 et 2013. 21 films de ce répertoire sont des coproductions uniquement algéro-françaises). Indigènes (2006) et Hors la loi (2010) du réalisateur Rachid Bouchareb sont les deux films de ce répertoire ayant enregistré le nombre d’entrées le plus élevé dans l’Union européenne, avec 3.172.612 d’entrées pour Indigènes et 474.722 pour Hors la loi.

A l’instar des monographies précédentes, ce rapport fournit une synthèse complète des différents aspects économiques du secteur audiovisuel en Algérie (cinéma, télévision, services à la demande), tout en proposant une description du cadre institutionnel et réglementaire et du développement des infrastructures de télécommunication (TNT, télévision par ADSL, réseaux large bande, téléphonie mobile). En outre, le rapport présente les données disponibles sur les différents aspects du marché cinématographique (production, distribution et exploitation, coproduction, et les entrées des films algériens en Europe (1996 - 2013), ainsi que sur les questions de droits d’auteur et des droits voisins et de la lutte contre la piraterie. Il se nourrit des informations collectées auprès des organismes publics, des organisations professionnelles, des sources d’information privées et des informations publiées dans la presse.

Le rapport sur l’Algérie a été rédigé par Dr. Sahar Ali, Expert Médias auprès du Programme Euromed Audiovisuel III (CDSU), sous la supervision d’André Lange, Responsable du Département information sur les marchés et les financements à l’Observatoire européen de l’audiovisuel (Conseil de l’Europe, Strasbourg).

 

Pour télécharger le rapport sur le secteur audiovisuel et cinématographique en Algérie, veuillez cliquer ici.

Pour télécharger les cinq autres rapports sur l’Égypte, le Maroc, le Liban, la Jordanie et la Palestine, veuillez cliquer ici.

 

Photo : Flickr

partagez cet article par email imprimer cette page