03/12/2014

From My Syrian Room et The Council en avant-première mondiale à Dubaï

Sara 2014, The Sea is Behind et The Narrow Frame of Midnight également en compétition

Evènements et festivals

From My Syrian Room et The Council en avant-première mondiale à Dubaï

Une nouvelle série de documentaires et de longs-métrages du monde arabe seront présentés en avant-première et s’apprêtent à concourir dans la catégorie principale du Festival International du Film de Dubaï, qui se tiendra du 10 au 17 décembre.

Le documentaire du réalisateur et artiste syrien Hazem Elhamwi, From My Syrian Room (France, Allemagne, Liban, Qatar et Syrie) sera quant à lui projeté en avant-première dans la catégorie Muhr Longs-Métrages.

Dans son premier documentaire, Elahmwi fait appel à ses plus anciens souvenirs et explore la culture de la peur et le désir de liberté d’une Nation. Le film a reçu le soutien du programme de développement DOCmed, cofinancé par Euromed Audiovisuel.

Dans la même catégorie, le documentaire du réalisateur jordano-palestinien Yahya Alabdallah The Council (Émirats Arabes Unis et Jordanie) suit les élections du conseil dans une école de l’Office de Secours et de Travaux pour les Réfugiés de Palestine (UNWRA), en Jordanie. Le film aborde la sécurité des élèves de l’école, ce qu’ils y apprennent ainsi que la séparation entre filles et garçons. Le réalisateur, qui a enseigné l’arabe pendant huit ans, a dit vouloir, lors d’une rencontre avec Euromed Audiovisuel cet été, que « lorsqu’ils regardent ce film, ceux qui prennent les décisions prennent une minute pour respirer et reconsidérer ce qui est en train de se passer ». The Council est son deuxième long-métrage après The Last Friday.

Le documentaire-fiction du réalisateur libanais Bassem Fayad Diaries of a Flying Dog (Liban, France, Émirats Arabes Unis et Qatar, produit par Jad Abi-Khalil, directeur des études de Docmed), met en scène un homme et son petit chien qui ont pour point commun d’être tous deux atteints de troubles obsessionnels compulsifs. 

Dans le documentaire-fiction In this Land Graves of Mine, la réalisatrice Reine Mitri vend des terres de son village « chrétien » à un musulman, lui donnant l’occasion d’explorer les craintes et les peurs présentes et passées liées à la possession des terres et à la démographie, entre les différentes communautés libanaises.

Dans le documentaire Trip Along Exodus (Liban et Palestine), le réalisateur palestinien Hind Shoufani nous met dans la peau de la fille d’un activiste palestinien ayant renoncé à une carrière d’universitaire aux États-Unis pour rejoindre la révolution palestinienne des années 1970.

Letters from Al Yarmouk (Palestine), du réalisateur palestinien Rashid Masharawi décrit la vie dans un camp de réfugiés palestiniens à Damas en Syrie.

Le documentaire Roshmia (Émirats Arabes Unis, Qatar, Palestine et Syrie) de Salim Abu Jabal raconte l’histoire de Yousef, âgé de 80 ans et de sa femme Amna qui vivent dans une cabane dans la vallée de Roshmia depuis 1956, menacée de destruction par la municipalité de Haifa qui souhaite construire une route à la place.

Des longs-métrages de fiction seront aussi présents dans cette catégorie.

the-council-abdallahAprès le succès de son deuxième film C’est Eux les Chiens, le réalisateur marocain Hicham Lasri est de retour avec son nouveau long-métrage The Sea is Behind. Tariq vit dans un monde sans couleur où un phénomène étrange se produit : l’eau est contaminée par des punaises d’eau. Il est maquillé, s’habille comme une femme et danse sur une charrette tirée par un cheval agonisant. Un jour, Larbi, le cheval de Tariq, s’arrête au milieu de la procession et refuse de faire un pas de plus.

Dans Sara 2014 (Émirats Arabes Unis et Palestine) de Khalil el Mozayen, un scénariste et un réalisateur travaillent sur un film à propos de Sara, une palestinienne réfugiée dans un des camps de Gaza, victime d’un crime « d’honneur ». Son documentaire-fiction de 2012, Gaza 36 mm, qui avait été soutenu par DOCmed et réalisé en partenariat avec les frères gazaouis Arab et Tarzan Nasser, avait été projeté dans plusieurs festivals du film dans le monde arabe et en Europe. Le réalisateur est aussi co-auteur du scénario de Condom Lead, des frères Nasser, court-métrage en compétition à Cannes 2013.

Toujours dans la même catégorie, le réalisateur égyptien émérite Daoud Abdel Sayed (Kit Kat, Land of Fear) revient avec son premier film depuis Messages From the Sea. Dans Out of the Ordinary (Égypte), lorsque Yehia enquête sur le paranormal de manière scientifique et que cela ne mène à rien, il se résigne à prendre des vacances sur la côte. Lentement, il commence à penser qu’il a trouvé cette magie qu’il cherchait depuis si longtemps.

Le film du réalisateur algérien Yacine Mohamed Benelhadj I’m Dead (Émirats Arabes Unis, Algérie) met en scène un père et son fils. Lorsque son fils lui demande un masque de gorille pour participer à une pièce de théâtre à l’école, Omar, qui n’a pas les moyens de lui offrir, décide de voler une voiture. Mais la voiture appartient à un tueur à gages. La chasse commence.

Il sera également possible de voir The Narrow Frame of Midnight du réalisateur maroco-iraquien Tala Hadid, né en Angleterre, avec l’acteur britanno-égyptien Khalid Abdalla (The Kite Runner, qui joue son propre personnage dans The Square). Projeté pour la première fois cet été à Toronto, le film suit une jeune orpheline déterminée, Aïcha, qui se trouve à la merci d’Abbas, un criminel mesquin et de sa compagne, Nadia. Ils croisent la route de Zacaria, un écrivain mi marocain mi iraquien qui a tout laissé derrière lui, y compris sa relation compliquée avec Judith, une enseignante, pour partir à la recherche de son frère disparu. Le groupe s’embarque dans un voyage qui les mènera du Maroc à Istanbul en passant par les plaines du Kurdistan et plus encore.

Le film de la réalisatrice yéménite Khadija Salami, I Am Nojoom, Aged 10 and Divorced (Émirats Arabes Unis, France et Yémen) raconte l’histoire de Nojoom, âgée de 10 ans, qui souhaite divorcer de son mari âgé de 30 ans. Cette histoire semble largement inspirée de celle de Nojood Ali, qui a fait les gros titres de la presse internationale en 2008 après qu’elle ait obtenu le divorce de son mari alors qu’elle avait 10 ans. Son histoire avait fait l’objet d’un livre I am Nojoom, Aged 10 and Divorced, révélant au grand jour la question des mariages d’enfants au Yémen et le manque de lois nationales instaurant un âge minimum pour le mariage. Le directeur de la photographie est Victor Credi, qui a travaillé auparavant sur Winter of Discontent.

Enfin, Letter to The King, du réalisteur  kurdo-norvégien Hisham Zman, met en scène un groupe de réfugiés en excursion à Oslo, en Norvège. Parmi eux, un homme de 83 ans, bien décidé à remettre une lettre au roi.

 

Photo : Image tirées de From My Syrian Roomi de Hazem Elhamwi

Traduction : Gregory Dhenin

  

 Diaries of a Flying Dog de Bassem Fayad -- bande-annonce (arabe avec sous-titres anglais) :

 

The Narrow Frame of Midnight de Tala Hadid  -- bande-annonce (arabe avec sous-titres anglais) :

 

Out of the Ordinary -- bande-annonce (arabe avec sous-titres anglais) : 

 

Letter to a King de Hisham Zaman's  -- bande-annonce (avec sous-titres anglais) :

partagez cet article par email imprimer cette page