05/12/2014

Courts-métrages égyptiens et palestiniens en avant-première à Dubaï

Des courts-métrages de cinéastes libanais, tunisiens et jordaniens ont également été sélectionnés pour le festival

Evènements et festivals, Égypte, Palestine, Liban, Tunisie, Jordanie

Courts-métrages égyptiens et palestiniens en avant-première à Dubaï
Une myriade de courts-métrages réalisés par des cinéastes arabes seront projetés au Festival international du film de Dubaï, du 10 au 17 décembre, en commençant par pas moins de trois films égyptiens diffusés dans la section « courts métrages Muhr ».
 
Le film égyptien Al Matour d’Ahmed Ibrahim fait sa première mondiale dans cette section. Quand Yasser, 25 ans, et ses deux amis se perdent dans une partie isolée du désert, ils sont obligés de faire face à chacun et à eux-mêmes. Noor, le court-métrage précédent du réalisateur, a remporté le meilleur prix Muhr au festival en 2012. Le directeur de la photographie du film est Tarek Hefny, qui a notamment tourné el Ott et Decor.
 
White Sugar (lit. « Sucre blanc ») du cinéaste égyptien Ahmed Khaled sera également projeté en première mondiale. Le film raconte l'histoire d'un homme qui tente d'échapper à son monde rempli de craintes, en luttant contre les règles et introduisant son propre credo.
 
Après sa première à Cannes, The Aftermath of the Inauguration of the Public Toilet at Kilometre 375 (lit. « La suite de l’inauguration des toilettes publiques au kilomètre 375 »), du cinéaste égyptien Omar el Zohairy, fera son entrée au Moyen-Orient et en Afrique du Nord dans la même section. Une adaptation approximative de La mort d’un fonctionnaire d’Anton Tchekhov de 1883, The Aftermath est une comédie noire sur l'absurdité de la vie moderne, a expliqué Zohairy à Euromed Audiovisuel à Cannes.
 
Le film palestinien No Exit (lit. « Pas de sortie ») de Mohanad Yaqubi a également fait ses débuts mondiauxà Dubaï. Comme une une bonne partie de sa génération, Ali a décidé de fuir les difficultés de la guerre. Le long de son chemin, il rencontre une personne étrange dans une gare routière.
 
Deux courts-métrages tunisiens feront également leur première mondiale. Dans The Night of the Blind Moon (lit. « La nuit de la lune aveugle ») de Khadija Fatma Lemkecher, Aisha, Tibr et Bouka décident de prendre part à une cérémonie mythique dans un cimetière pour éviter le célibat. Dans Scorched Earth (lit. « Terre brûlée ») de Shiraz Fradi, Yasmine, 25 ans, se tient devant le corps de son amant, quatre heures après l'avoir tué.
 
En provenance du Levant, on trouvera In Overtime de Rami Yasin (Jordanie et Palestine). Alors qu’Amir, 40 ans, rend visite à son père malade à l'hôpital avec l'intention de révéler un secret qu’il garde depuis longtemps, leur relation dysfonctionnelle l’en empêche. Le court-métrage est co-produit et édité par Anne-Marie Jacir (When I Saw You). Dans le film de la réalisatrice jordanienne Yassmina Karajah, Light (Canada, Liban), un Libanais vivant dans un pays d'adoption est dévasté par la mort de son fils nouveau-né. Sa mère demande qu'il effectue un rituel religieux à l’hôpital avant l’enterrement. Et Free Range de Bassem Breich (Allemagne et Liban) raconte l'histoire d'une vache qui traverse la frontière entre l’Israël et le Liban et rencontre Malakeh, 16 ans, et sa famille.
 
La section « Arabian Nights » projettera encore plus de films palestiniens, courts et longs métrages.
 
Aux cotés de Cairo Time du réalisateur égyptien Amir Ramsis (en première mondiale), The Valley (lit. « La Vallée ») du réalisateur libanais Ghassan Salhab, From A to B (lit. « De A à B ») du réalisateur émirati Ali F. Mustafa, On the Bride’s Side (« Du côté de la Mariée ») de Khalid Soliman El Nassiry, Gabriele Grande et Antonio Augugliaro, on trouve le documentaire Coffee for All Nations du réalisateur palestinien Wafa Jamil (Palestine, Suède et Emirats Arabes Unis). En 1948, l'armée israélienne a forcé la famille d’Abed à abandonner leur maison dans le village d'el-Walaja, près de Bethléem. Abed se retrouve dans une petite grotte sur ses terres, où il décide d'ouvrir une boutique de café pour toutes les nations.
 
Deux collections de courts-métrages réalisés par des cinéastes palestiniens seront également projetées. Suspended Time (« Temps suspendu »), une collection de films des réalisateurs Alaa Al Ali, Ameen Nayfeh, Asma Ghanem, Assem Nasser, Ayman Azraq, Mahdi Fleifel (A Life Not Ours, Xenos), Muhannad Salahat, Tarzan et Arab Nasser (Condom Lead, participants au programme de formation Med Film Factory) et Yazan Khalili, a été conçue comme un moyen de comprendre le statu quo de la production d’images, 20 ans après la signature des Accords d'Oslo à Washington DC en 1993.
 
Dans Unknown Soldiers (lit. « Soldats inconnus »), les jeunes réalisateurs Ahmad Amro, Hamza Khalifa, Jaber Abu Rahmeh, Mahmoud Hathaleen, Oday Al Taneeb, Rwan Tamimi et Sara Dhedel illustrent leur perspective de la vie sous l'occupation et la résistance non-violente.

 

Images : clichés de No Exit et The Aftermath of the Inauguration of the Public Toilet at Kilometre 375.

Traduction : Louise Cachot

 

White Sugar -- bande-annonce (en arabe avec sous-titres anglais) :

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