23/01/2012

Autorisez Beyrouth Hôtel, demandent les participants de la table ronde à Beyrouth

Table ronde de consultation sur le renforcement du secteur audiovisuel au Liban, organisée le 24 janvier par le programme Euromed Audiovisuel III financé par l’UE

Evènements et festivals

Parmi les participants, le directeur général du ministère de la culture Omar Halablab, l’ambassadrice de l'Union européenne Angelina Eichhorst, le cinéaste Elie Khalife, le producteur Michel Ghosn, la productrice et partenaire l’Unité Régionale de Monitoring et de Support Sabine Sidawi, la réalisatrice et productrice Jocelyne Saab, la coordinatrice du projet DocMed Rola Kobeissi, Dima Raad et Ghassan Abou Chakra en charge du cinéma et de l'industrie audiovisuelle nationale au ministère libanais de la culture et Aimée Boulos, présidente de la Fondation Liban Cinéma.

Le panel a été organisé par Renate Roginas et Ahmed Bedjaoui, respectivement chef d'équipe et expert en développement des capacités de l'Unité de Renforcement des Capacités (CDSU) du Programme Euromed Audiovisuel de l'Union européenne. La table ronde était animée par Maya de Freige.

Inévitablement, plusieurs participants ont soulevé la question de la censure. La productrice Sabine Sidawi a  rappelé au directeur général du ministère de la culture que « la censure rend notre vie difficile, avec tout le respect pour les religions et les principales factions des affaires politiques et sociales du pays ». Elle a aussi attiré l’attention sur l’interdiction du dernier film de Danielle Arbid, Beyrouth Hôtel, et a invité le représentant du ministère à prendre des mesures pour sa sortie en salles de cinéma. M. Omar Halablab répondu qu'il n'avait aucune influence sur la décision, prise sans doute selon le droit constitutionnel. Il a également défendu l'idée de liberté d'expression, en donnant un exemple de livres publiés.

La session suivante a traité du financement des films et œuvres audiovisuelles, ainsi que du défi majeur qu’est le développement de petites et moyennes sociétés de production reconnues par les autorités.

Les professionnels libanais ont souligné la nécessité d'agir sur les mots, et ont déploré le manque de fonds pour résoudre les défis du développement de ce secteur. Aujourd'hui, le financement est possible pour les films arabes, mais il va de pair avec l'auto-censure pour éviter que le projet soit interdit.

 

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