16/04/2012

Un parfum palestinien pour les Cinémas du Monde à Cannes

Evènements et festivals, Palestine

Un parfum palestinien pour les Cinémas du Monde à Cannes

Le Pavillon Cinémas du Monde à Cannes Cinémas portera les couleurs de la Palestine cette année grâce à la participation à sa célèbre Fabrique du célèbre réalisateur palestinien Elia Suleiman – l'un des deux patrons de l'événement – et du réalisateur et producteur palestinien Deis Riyad.

Situé au cœur du village international du Festival de Cannes, le Pavillon Cinémas du Monde est consacré depuis 2009 aux cinéastes d'Afrique, d'Asie, d'Amérique latine, d’Europe centrale et orientale, et du Proche et Extrême-Orient. Cette année, l’actrice, réalisatrice et chanteuse Maria de Medeiros sera le second patron de l'événement,  qui sera couvert par des programmes de télévision en direct ainsi que par un groupe de journalistes en provenance des pays émergents.

Dans la Fabrique des Cinémas du Monde, 10 jeunes réalisateurs et leurs producteurs prendront part à des tables rondes et à des rencontres individuelles avec les principaux acteurs de l'industrie cinématographique. Originaire du Sud de la Méditerranée, le réalisateur et producteur palestinien Deis Riyad y participera avec sa fiction Mawjat Har/Heat Wave. Le réalisateur tunisien Majdi Lakhdar et son producteur Mohamed Ali Ben Hamra seront quant à eux présents avec une autre fiction : Please yourself with the worst.

Selon sa page web sur le site de l'Université de Birziet où il travaille, Riyad Deis a produit, écrit et réalisé plusieurs documentaires, spots télévisés, films promotionnels et courts métrages qui ont été présentés dans plusieurs  festivals de cinéma internationaux. Il a également dirigé un groupe de cinéma présentant des films dans des villages et des camps de réfugiés de toute la Cisjordanie, où les cinémas sont très rares. Sa société de production s’appelle Films Janan.

Deisa avait participé au Torino Film Lab en 2011 avec Heat Wave, le projet qu’il portera au pavillon Cinémas du Monde. Il s’agit d’une comédie noire qui se déroule à Jérusalem lors d’un été exceptionnellement chaud et qui développe les histoires de cinq personnes vivant un moment exceptionnel de leur vie. Il s'agit notamment d’un vieux  commerçant, d’une femme qui rencontre un saint qui porte ses légumes pour elle, d’un jeune homme qui doit accomplir le Hajj avant son mariage et d’un homme sur le point de divorcer.

Le jeune réalisateur tunisien Majdi Lakhara a pour sa part obtenu son diplôme en scénarisation et en réalisation de l’Institut Supérieur des Arts Multimédias de la Mannouba (ISAMM) en 2009, et a réalisé deux courts métrages: The File (El Doussi), projeté dans le cadre du festival de courts métrages arabes du Goethe Institut en 2010, et Big Heart Little Heart. Tous deux ont d’ailleurs été récompensés par des prix.

Elia Suleiman est quant à lui connu pour son film de 2002 Intervention Divine (Prix du Jury à Cannes), qui l'a propulsé sur la scène internationale. Depuis son premier long métrage Chronique d'une disparition (Meilleur premier film au Festival du Film de Venise), il a développé un travail unique et a souvent aborde des thèmes graves – tels que le conflit israélo-palestinien – de façon non conventionnelle.

Il a aussi pris part au jury du Festival de Cannes en 2006 et son film Le Temps qu’il Reste a eu droit aux honneurs de la Compétition en 2009.

Cette année, il soutiendra un autre projet de film palestinien, qui sera  défendu au festival de Cannes avec deux films d‘Algérie et de Jordanie, à la recherche de partenaires de coproduction lors de l'Atelier du festival. Ces films sont 3000 Nuits de Mai Masri (Palestine), Odysseys de Malek Bensmail (Algérie), et Blessed Benefits de Mahmoud al-Massad (Jordanie).

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