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19/04/2012

Une nouvelle comédie musicale tunisienne : le rêve de Bahri Ben Yahmed et Asma Chiboub

Le réalisateur Ben Yahmed et la productrice Asma Chiboub nous parlent de leur premier projet de long métrage, Toura Foura, une comédie musicale sur l'amour et de l'argent, qui se déroule en 24 heures.

Activités des Contracts de Subvention, Tunisie

A l’occasion de l’Assemblée indépendante du Film de Med Film Factory qui a eu lieu en Mer Morte les 14 et 15 avril derniers, Euromed Audiovisuel a rencontré le réalisateur Bahri Ben Yahmed et la productrice Asma Chiboub afin de discuter de leur projet comédie musicale.

Bahri Ben Yahmed a commencé sa carrière comme danseur et chorégraphe. Il a ensuite étudié le cinéma à l'Institut Supérieur des Arts Multimédia de la Manouba de Tunis. Le court-métrage qu'il a réalisé à la fin de ses études, Are There Any Apples In Paradise?, a remporté un prix au Festival du Film International Amateur de Kélibia en Tunisie et a été sélectionné dans de nombreux festivals.

En 2007, il écrit et réalise Lazhar, un court métrage qui a remporté le Tanit d'argent au Festival du Film de Carthage et le prix du meilleur court-métrage dans la section numérique africaine du Festival du Film Panafricain du Québec. Il a ensuite réalisé deux autres courts métrages : d’abord Contrast (2009), diffusé sur TV5 et Canal France International et ensuite Ice Cube (2010). Toura Foura est son premier projet de long métrage.

«Je rêve, donc je suis», dit-il. « Quand j’étais enfant, je rêvais de devenir un grand danseur, de faire de grands spectacles dans des tournées sans fin à travers le monde. Je voulais suivre les traces de mes idoles: Noureïev, Nijinski et Barychnikov. »

« Malheureusement, malgré 20 années de dévouement et de travail acharné, je n’ai pas pu réaliser mon rêve. La vie d'un danseur est une succession de déceptions et d'ingratitudes. Mais j'ai l'intention de réaliser ce rêve à travers le cinéma. Avec cette comédie musicale, je souhaite célébrer la danse et les talents tunisiens. »

« Toura Foura traite du besoin pressant de deux personnes, Habib et Lamia, de surmonter leur détresse émotionnelle et matérielle. »

« Au sommet de sa notoriété, Lamia a décidé de mettre un terme à sa carrière de chanteuse, afin de mener une vie de famille ordinaire, tandis qu’Habib, son mari, rêve encore de devenir une star riche et célèbre. Après de nombreux bouleversements dans sa vie, Lamia n’accepte plus les ambitions irréalistes de son mari et décide de le quitter. Habib tente de se suicider, mais le destin lui donne l'occasion de recommencer et de reconstruire son mariage. Les deux héros sont ainsi lancés dans une course qui les réunit autour d'un rêve commun. Ils sont entraînés par la passion et vont tenter de défier la misère et le désespoir. »

Avec un diplôme en Lettres Modernes, la productrice Asma Chiboub est diplômée de l'Ecole Normale Supérieure de Tunis. Elle a toujours été intéressée par le cinéma et a commencé à s'y impliquer en sous-titrant des courts et longs métrages. Elle a travaillé comme assistante accessoiriste, assistante de continuité, et plus récemment comme coordinatrice de production sur le court métrage Pourquoi moi ? d’Amine Chiboub, avant de rejoindre la société de production Atlas Vision.

« Toura Foura est construit dans tous ses aspects sur l’idée de rêve », dit-elle. « Habib est un artiste qui aspire encore à devenir une star, mais se perd dans des jeux d’argents avec l’espoir de gagner le jackpot de la loterie pour lui permettre ainsi qu'à sa famille de vivre confortablement. Sa femme, Lamia, travaille sans grand enthousiasme comme archiviste. Elle semble assez colérique, mais nous nous rendrons compte plus tard qu’elle cache la vulnérabilité d’une femme usée par la vie quotidienne derrière cette façade. Lamia rêve que les autres soient un peu moins négligents. »

« À travers un parcours initiatique, les protagonistes apprennent qu'ils sont déjà en possession de la vraie richesse. Même s’ils ne remportent pas le jackpot, ils réapprennent à rêver ensemble. Le choix même d'une comédie musicale est un rêve. »

« Le film mettra en évidence le potentiel des jeunes talents tunisiens. C’est un projet ambitieux qui prévoit de lancer des comédies musicales comme un genre nouveau dans l'histoire du cinéma tunisien. Je suis convaincue que ce film suscitera un grand enthousiasme auprès du public tunisien amateur de théâtre, de danse, de musique, de chansons, de divertissement et d’ouverture à de nouvelles formes d’art. »

«Plus que jamais aujourd'hui, les Tunisiens sont à la recherche de diversité et d'originalité car ils ont besoin de se réconcilier avec leur culture. Toura Foura traite de thèmes ordinaires à travers une forme sophistiquée et cela va attirer un public en provenance du monde entier. Tout comme nos deux amants, le public aime rêver et nous souhaitons leur en donner l’occasion. »

 

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