06/05/2012
Evènements et festivals, Maroc

Le FIDADOC vient de clôturer sa quatrième édition. Il est certes orphelin de sa fondatrice Nezha Drissi, disparue le 4 décembre dernier, mais il garde pour mission de poursuivre son œuvre et de défendre le cinéma documentaire, un genre cinématographique riche et rigoureux, qui exige de son auteur une vision, une prise de position ferme et une capacité à susciter l’émotion.
Le thé ou l’électricité de Jérôme Le Maire a été récompensé avec le Grand Prix.Fruit d’un travail de quatre ans, Le thé ou l’électricité, coproduit par 2M, retrace l’arrivée de l’électricité à Ifri, un village de l’Atlas totalement isolé et dénué de dispensaire, d’école et de route.
Le Jury a également attribué deux mentions spéciales aux films Nous sommes ici d’Abdallah Yahya et Tahrir de Stefano Savona. Le premier documentaire évoque la voix des habitants d’un quartier abandonné de Tunis alors que le second revient sur l’onde de choc qu’a été la révolution égyptienne.
Plusieurs documentaires ont par ailleurs été projetés en marge du programme officiel, comme le film de Dima Al-Joundi Play Time. Invitée du Programme Euromed Audiovisuel, Al-Joundi a déclaré que le Festival avait été très intense : « deux projections de mon film dans la grande salle avec plus de 1000 étudiants à chaque fois, et une troisième projection en banlieue dans un centre pour enfants défavorisés et orphelins. Le Festival a fait un travail fantastique et il prouve que quand il y a une bonne promotion autour des films, même les documentaires et les films méditerranéens trouvent leur public ».