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18/06/2012

Mort à Vendre de Faouzi Bensaïdi grand vainqueur à Bruxelles

Le réalisateur marocain Faouzi Bensaïdi remporte le Golden Iris pour son troisième long-métrage

Evènements et festivals, Maroc

Mort à Vendre de Faouzi Bensaïdi grand vainqueur à Bruxelles

Le jury du Brussels Film Festival a choisi de remettre son grand prix, le Golden Iris Award, à Mort à vendre (Death for Sale), du réalisateur marocain Faouzi Bensaïdi (voir l’interview).

Le jury, présidé cette année par Peter Greenaway et composé de Mireille Perrier, Tania Garbarski, Edouard Molinaro, Koen Mortier, Frédéric Fonteyne et Bernard Yerlès, a choisi de récompenser cette coproduction entre la Belgique, la France et le Maroc. Il s’agit du troisième film de Faouzi Bensaïdi, remarqué en 2003 avec Mille mois, présenté au Festival de Cannes dans la section Un Certain Regard.

Mort à vendre a d’ailleurs également reçu le prix Cineuropa ce week-end, « pour sa façon d'honorer et de bousculer les codes du polar, pour sa capacité à insuffler de la poésie dans une atmosphère saturée par la tension sociale et la montée de l'extrémisme, pour sa plongée libre et aérienne au cœur de Tétouan, au Maroc ».

Cineuropa, qui fait partie du consortium gérant l’Unité de Monitoring et de Suivi du Programme Euromed Audiovisuel III, est particulièrement heureux de mettre en avant un film européen qui regarde au-delà de ses frontières et qui construit des ponts entre le vieux continent et le monde arabe. 

Mort à Vendre, c’est l’histoire de trois jeunes losers marocains de Tétouan, prisonniers entre monts et mer, qui décident de booster leur destin en cambriolant la bijouterie de la ville. Sauf que les raisons du vol vont bientôt les opposer... De l’argent facile, une femme fatale, un voyage au bout de la vie, une trahison. La corruption, la prostitution et le trafic en tout genre sont autant de sujets traités par le film et selon Faouzi Bensaïdi - interviewé par Euromed Audiovisuel -, c’est au « cinéma de prendre à bras le corps des sujets de la société qu’on règle plus en les affrontant, en les regardant en face, qu’en les cachant. »

Le réalisateur (coscénariste de Loin de Téchiné et réalisateur de Mille mois primé à Cannes) signe un film noir, nourri d’espoirs et pétri de désillusions. Sa violence intelligemment contenue charriant cette question : comment s’inventer, se réinventer une vie, quand, jeune, on reste écartelé entre un rêve de modernité et la réalité sociétale ? Une réflexion somme toute universelle.

Un film très prometteur mais selon Bensaïdi, « On vient du Maroc, notre film n’est pas attendu ». Parions qu’avec déjà un Art Cinema Award - prix décerné à Berlin - en poche, une longue carrière s’offre à Mort à Vendre, en Europe et au-delà !

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