28/06/2012

Cinémas mobiles et préservation du cinéma pour le cinquantième anniversaire de l'Algérie

La Ministre algérienne de la culture expose les lignes du programme du Cinquantenaire

Evènements et festivals, Algérie

Cinémas mobiles et préservation du cinéma pour le cinquantième anniversaire de l'Algérie

Les activités culturelles seront organisées à travers tout le territoire national. « J’ai rencontré le mois dernier tous les directeurs de la culture, de théâtre et de cinémathèque pour l’élaboration du programme du cinquantenaire dans leurs villes », a indiqué la Ministre. Le planning mis en place pour cette fête comporte des activités réalisées ou en cours de réalisation dans le domaine du cinéma, de l’édition, des colloques, expositions, théâtre, enregistrement du patrimoine immatériel, spectacles artistiques, tournées musicales, spectacles chorégraphiques et patrimoine culturel. « Ce sont des activités normales du ministère qui représentent une continuité dans le domaine culturel après l’Indépendance », a-t-elle précisé.

Colloque, musique, cinéma, théâtre

Au total, deux cent colloques seront tenus à travers les wilayas, dont notamment dix-huit considérés comme les plus importants. On peut citer : des résistants à la colonisation aux bâtisseurs de la Bibliothèque nationale d’Algérie : hommage à Mohammed Agha-Bouayad, Abdelatif Rahal et Zoulikha Bekadour. Concernant les projets cinéma qui seront produits, la Commission nationale du cinéma et de l’audiovisuel (CNCA), en collaboration avec l’Agence nationale pour le rayonnement culturel (Aarc), a sélectionné onze longs-métrages et vingt films documentaires. Entres autres, une quinzaine de ciné-bus traverseront les wilayas pour des projections à l’initiative du CNCA. Cette commission s’occupera de la numérisation et tirage de copies de films algériens produits durant la Révolution et les années 70. À propos de la polémique sur le rejet de films de plusieurs producteurs, Khalida Toumi a été catégorique en précisant : « Sur les 150 projets, la CNCA a sélectionné 30 films. Il n’y a pas eu de censure ! La réduction de projets est due à la petite cagnotte, je refuse de remettre en question le choix de la CNCA. »  Et d’ajouter : « Les personnes qui veulent réaliser des films n’ont qu’à s’adresser au Fdatic. » 

Khalida Toumi a annoncé que de  qu’une enveloppe avait été débloquée pour construire à Sidi Abdella un bunker pour stocker, accueillir et préserver les bobines de films algériens qui se trouvent en France.

Le monde célèbre le Cinquantenaire

« Il y aura une grande fête à Paris pour le 5 juillet. Du 29 juin au 13 juillet, se tiendront seize représentations de chorégraphies et musicales dans seize villes différentes », a signalé la ministre. En effet, plusieurs pays étrangers (ambassades algériennes et étrangères) célébreront le Cinquantième anniversaire avec les Algériens. On peut citer les ambassades algériennes de Tunisie, Maroc, Japon, Croatie, Brésil, Bulgarie, Serbie, Suède et tant d’autres. « L’ambassade des USA à Alger marquera cet événement en invitant John Lee Hooker Jr, le 2 juillet prochain, à la salle Ibn Zeydoun. » « Nous avons reçu de nombreuses demandes des ambassades étrangères pour l’organisation d’activités culturelles en l’honneur de l’Algérie, comme le Portugal, la Chine, la Pologne, l’Indonésie et l’Afrique du Sud. »

Les APC veulent se faire de la chipa

La venue de la chanteuse libanaise Élyssa a suscité une polémique depuis quelques jours à Annaba. La ministre accuse l’APC. « Cela a coûté 9 millions et demi de dinars pour une chanteuse étrangère ! C’est de l’argent public. L’APC n’a pas à demander les services d’une boîte privée qui loue le matériel et étrangle le secteur. » Et d’insister sur le fait : « Il faut aider l’industrie culturelle. À ce tarif, ils ont sucé l’argent public. Nous avons besoin de l’action publique pour gérer le service culturel. »

Ce « siphonage » du budget attribué à la wilaya pour la commémoration du Cinquantenaire a « été dépensé pour cette artiste. J’espère que les autres villes ne suivront pas le même exemple pour se mettre l’argent dans les poches ». « Je suis contre qu’on suce le Trésor public. La première victime est l’artiste algérien. »

 

Source : liberté-algérie.com

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